Les installations de ventilation, de captage, de transport et d’évacuation des polluants déplacent des débits d’air parfois importants, voire très importants dans les usines les plus polluantes. Si la filtration d’air est intégrée, il n’est pas toujours possible de recycler l’air filtré à l’intérieur des locaux, et surtout largement déconseillé par les organismes de sécurité.
Les installations de compensation d’air extrait sont un gage de bon fonctionnement des installations d’aspiration. En effet, sans compensation, dans les cas les plus extrêmes, il n’est plus possible d’aspirer l’air sur les postes de travail par les captages à la source, l’air extrait n’arrivant plus dans le bâtiment. Avez-vous déjà essayé d’aspirer dans une bouteille vide? Sans entrée d’air, pas d’aspiration, la bouteille en plastique s’écrase par la dépression. Nous rappelons ici qu’une dépression de 1 daPa équivaut à une pression sur les parois et les toits de 1 kg/m².
C’est aussi une obligation réglementaire, (voir article R. 232-5-7 du code du travail), qui impose un apport d’air neuf minimale, dont le taux est défini par le type d’industrie.
Une compensation d’air non contrôlée favorise les entrées d’air parasites, l’air froid en hiver, chaud en été, les particules fines dégagées par le transport routier… Elle génère également des courants d’air dans les ateliers. Ceux-ci perturbent les dispositifs de captage à la source des polluants, qui sont eux, dimensionnés pour des vitesses d’air de 0,5 m/s, bien inférieurs aux vitesses d’un courant d’air.